Introduction a la Résilience

La fin programmé et inéluctable du pétrole sera t-elle suivie des pires scénarios envisageables ? Évidement, reste la question du quand ? Difficile a dire avec précision. Demain ou dans 5 ans ? Un jour ou l’autre, c’est sans appel. Une chose est sure : l’électricité ne le remplacera pas…

Vous savez maintenant qu’il va falloir, au minimum, repenser notre façon de vivre dans les prochaines années. Et ça commence dès maintenant !

Je vous propose donc de vous donner quelques idées, a vous de les creuser, ou non !

Qu’est ce que la Résilience ? Définition

I – Quoi ne pas faire ?

Éviter les zones a risque. Le lieu qui s’avère le plus dangereux semble être l’appartement en ville (la densité de population y est propice a la violence),. La maison isolée en campagne, suffisamment loin des centrales nucléaires et des bases militaires, avec un accès a l’eau permettant de cultiver sa nourriture est évidement the place to be.

L’auteur vous conseille, a titre personnel, de ne pas avoir recours a un CRÉDIT pour l’instant (Si vous avez suivit ce blog, tout porte a croire que les prix vont baisser…).

II – Alors quoi faire ?

Il faut garder en tête que votre principale préoccupation va d’abord être la réaction des autres à l’événement…

  • Se préparer psychologiquement :

Avoir anticipé un contexte et avoir un plan sont des un point essentiel pour ne pas être déstabilisé au moment des faits, et ce peut importe leur nature (catastrophe naturelle, crise économique, crise sociale, guerres). Il est important de ne pas céder a la panique ni au désespoir. Garder le moral est essentiel pour prendre les bonnes décisions au bon moment.

  • Accumuler des connaissances :

Quand il ne nous reste plus rien, on ne peut compter que sur nos connaissances pour survivre : Techniques d’agriculture, de chasse, de pêche, de cueillette, de cuisine, de construction, de défense, de survie etc… tout est bon à prendre.

  • Se préparer physiquement :

Avoir une bonne condition physique est un point important. Dans la nature il n’existe qu’une seule loi, et c’est celle du plus fort. L’homme ne faisant plus partie de la chaine alimentaire depuis longtemps, son seul et unique prédateur n’est autre que lui même… Des cours d’arts martiaux et un peu de musculation seront donc les bienvenus.

  • Établir une stratégie/un plan :

L’intérêt d’anticiper les événements est de pouvoir s’y préparer. Selon votre age, votre situation de famille, vos possessions immobilières et matérielles ainsi que votre degré de préparation, vous pouvez établir une stratégie qui vous correspond : Rester en mouvement, occuper un abri, s’isoler…

  • S’équiper en conséquences :

Posséder une télé Plasma géante Full HD ou un 4×4 surpuissant ne semblent pas être les investissements du siècle. Préférez les objets qui ne nécessitent pas d’énergie et qui peuvent s’avérer utiles pour faire du troc : outils, armes, cuirs et textiles, vêtements chauds, graines, vélos ou encore animaux de fermes si vous avez du terrain en extérieur. Selon votre situation et stratégie personnelle, vous pouvez commencer a faire un stock de nourriture pour vous donner le temps de vous adapter (à éviter en ville pour ne pas attirer rapidement des convoitises…)

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2 réflexions sur “Introduction a la Résilience

  1. Le survivalisme est loin d’être la solution à privilégier pour l’après pic pétrolier même et en faite surtout si il y a un effondrement social. Depuis le développement de la révolution néolithique en Europe soit plus de 5000 ans, la vie des habitants de cette espace géographique a été structurée par une organisation sociale de plus ou moins grande taille avec des moyens militaires et ayant à sa tête un chef. Faire partie d’un clan, d’un peuple, d’une nation est un gage de sécurité. En situation de conflit et d’insécurité, ce sont ceux qui unissent leurs forces qui gagnent. Petit illustration historique: Au moment de la conquête des Gaules. Vercingétorix avait exactement les mêmes moyens technologiques et stratégiques que son adversaire César. Il a perdu car il n’a pas su fédérer toutes les tribus gauloises contre l’envahisseur romain.
    Demain si nous vivons un effondrement total, ce sont ceux qui fédéreront le plus de force, c’est à dire le plus de personnes et le plus de moyens matériels et technologiques qui imposeront leur idées et leur organisation sociale.
    Vivre de l’agriculture nous rend dépendant d’un espace que nous avons tout intérêt à défendre contrairement à nos lointains ancêtres chasseurs-cueilleurs qui eux pouvait faire le choix de fuir plutôt que de se battre .
    Parler de survie grâce à la permaculture et ne pas vouloir réfléchir à une organisation politique regroupant un grand nombre de personnes est à mes yeux un non sens. Tous les survivalistes oublient ce principes élémentaires de survie en période chaotique: « l’union fait la force ». C’est là rien de moins qu’oublier toute notre histoire depuis la révolution néolithique.
    Créer une organisation politique est très rapide. Au minimum il faut un groupe de personnes déterminées avec un chef à sa tête, des armes, des moyens de communications, quelque règles de vie en communauté. Cela se créer encore plus facilement devant l’urgence d’ un ennemi menaçant. Donc cela se mettra en place très rapidement.
    Les moments de vacance de toute forme d’autorité seront extrêmement brefs si il y en a. Je crois que les promoteurs du survivalisme seront très rapidement dépassés par les événements.
    La question de défense militaire est déterminante à mes yeux pour discréditer le survivalisme. Si l’on va un peu plus loin, la doctrine du survivalisme a un second handicap qui est celui de la non spécialisation des taches. Être survivaliste signifie savoir tout faire efficacement seul. c’est à dire avoir acquis non seulement bon nombre de savoirs-faire différents mais en plus avoir l’agilité manuelle et cérébrale nécessaire pour les réaliser. C’est aller à l’encontre de notre aptitude à la spécialisation des tâches induite par notre plasticité cérébrale qui adapte le fonctionnement de notre cerveau à la tâche que nous réalisons de manière répétitive nous permettant de la réaliser plus efficacement et en dépensant moins d’énergie.
    La vie en société a de multiples avantages quelque soit le contexte.
    Le survivalisme va à l’encontre de l’efficacité énergétique humaine ce qui est un comble pour prétendre s’adapter à une période de transition vers moins d’énergie disponible.

    Ce que vous écrivez sur le pic pétrolier est très pertinent pour ce que j’en ai lu mais proposer comme solution le survivalisme est une impasse qui n’a pas plus d’intérêt à mes yeux que de tout simplement rester dans le déni des difficultés à venir. Le survivalisme est une mode éphémère dont les origines sont à trouver dans un courant de pensée plus ou moins anarchiste. Il y a beaucoup de raisons d’être déçu de la vie politique actuelle, mais nous avons besoin d’une organisation politique forte pour vivre libre. Ce n’est qu’une possibilité mais il est prudent d’anticiper le fait que la Russie soit parmi les derniers pays a disposer de réserves de pétrole significatives dans quelques décennies. Pensez vous que ce sont vos conseils sur le survivalisme qui nous protégerons des forts probables projets expansionnistes que la Russie aura pour valoriser ses ressources?
    Ce n’est que mon point de vu mais je crois que, en dehors de la sphère anarchisante, proposer comme solution le survivalisme discrédite le sérieux de votre analyse sur le pic pétrolier.
    Vous savez sans doute que d’après Jean Marc Jancovici, nous avons tous au moins 100 équivalent esclave à notre disposition grâce au pétrole.
    Si toute forme d’autorité étatique disparaît, comment empêcherez vous un groupe qui a envie de préserver une part de son niveau de vie et qui dispose de moyens militaires supérieurs à ceux des survivalistes de réduire ceux ci en esclavage ?
    Vu que d’avoir des esclaves à leur disposition leur permettra de ne pas avoir à travailler les pieds dans la boue pour faire pousser des patates, je crois que cela sera très tentant pour eux de faire ce choix. Je suis fils d’agriculteur et je cultive un grand jardin. Je sais ce qu’est le travail de la terre et je sais aussi que cela ne fait pas rêver grand monde.
    Pour ma part, je crois que nous ne pouvons pas faire l’économie d’une très sérieuse réflexion au point de vu technique, sur le potentiel de l’énergie nucléaire et sur d’un point de vu politique, sur l’organisation d’un état résilient. C’est là une autre utopie que la votre. Mais c’est les solutions que j’ai choisi pour parler et faire face au pic pétrolier.

    La doctrine survivaliste n’a de pertinence qui si tout le monde fait ce même choix. Cela est totalement impossible. Donc la doctrine survivaliste n’a aucun intérêt.

    Régis Bagard

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  2. Bonsoir Regis,

    Je suis passé voir votre blog et suis agréablement surpris de constater que vous êtes plutôt bien informé sur le pic pétrolier et que votre article est très bien fait.

    Malheureusement, je ne partage pas vraiment votre optimisme quand à la tournure que vont prendre les choses d’ici 2025 et encore moins pour ce qu’il risque de se passer ensuite. Il faut bien se rendre compte que le pic pétrolier n’est pas aussi méconnu et ignoré que ce qu’on pourrait penser à première vue.
    En effet, la course (vaine) vers les énergies renouvelables, qui à commencé dans les années 70, n’est que la traduction faite au grand public qui comprend donc les enjeux mais sans réellement en voir les conséquences potentielles.

    Je suis tout à fait d’accord avec la doctrine que vous citez : « l’union fait la force ». Cependant, si de cette union et de cette force il résulte d’aller affronter l’union et la force de son voisin alors on appellera plutôt ceci la régulation de l’espèce par l’espèce. Et il semble à peu près évident que c’est ce qui risque fort de se passer (On ne va pas réinventer l’eau tiède). Dans ce contexte, il est effectivement important de se rappeler qu’on à toujours le choix et que si on est capable de mettre de coté le confort apporté par le groupe (qu’on pense servir nos intérêts et nous protéger), ainsi que nos possessions (« Ce que tu possèdes te possède », Gandhi), alors cela pourrait peut être vous éviter d’aller mourir au champs d’honneur afin de préserver le confort de ceux qui vous y envoie, sous prétexte de protéger le votre et celui de votre famille… Car soyons honnêtes : On ne protège pas sa famille en allant tuer et se faire tuer par son voisin, bien au contraire… Et l’histoire l’a montré depuis 1850 : qui contrôle le pétrole à de bonnes chances de gagner la guerre….

    Il est évident que pour le moment cette philosophie de la survie n’a encore aucun sens réel et peut être ramenée à une forme d’anarchie tant que le contexte ne s’y prête pas et que la société perdure. Cependant, tout laisse à penser que cette doctrine finira par prendre du sens. « Le Titanic a heurté l’iceberg en 2008, cen’est qu’une question de temps avant qu’il se mette à couler. » De plus, contrairement à ce qu’on pourrait croire, il est plus facile de réduire en esclavage des gens qui ont faim que ceux qui se débrouillent par eux mêmes. Quel gaspillage de temps et d’ENERGIE à courir après une poignée de personnes disséminés à travers le territoire…

    J’ai longtemps tourné la problématique du pic pétrolier dans tous les sens et rien ne me prédestinait à aller dans le sens du survivalisme au départ. Je résonnait encore il y a peu avec des : « On ne devient pas riche en travaillant mais en faisant travailler les autres », des « saloperie de hippies » et autres discours « anti-ecolo ». Je me rend bien compte aujourd’hui qu’a un certain moment des têtes vont devoir tomber. Et que ceux qui les couperont ne pourront rien résoudre de plus que les précédents. Finalement la misère et la maladie viennent plus vite a bout d’un groupe que de ceux qui l’évitent… D’autant plus que La population occidentale aseptisé n’est plus réellement en mesure de lutter contre les maladies sans médicaments. Si ça se propage on appelle ça une épidémie… Bref tout ça pour dire que pour moi le survivaliste correspond au « beautiful one » de l’expérience de Calhoun sur les souris et les rats dans les années 70 « Mouse utopia experiment » :


    http://en.wikipedia.org/wiki/John_B._Calhoun

    Quelques souris sont introduites dans un grand espace avec quatre points de nourriture et d’eau illimités. Après une rapide phase de découverte du territoire, elles forment des clans et se mettent à se reproduire. Pendant cette phase, les souris sont très sociables et partagent volontiers. Rapidement, après quelques générations, la population de souris est trop importante pour l’espace alloué. Elles adoptent alors des comportements agressifs, dominants et individualistes. S’ensuit une guerre de territoire pour le contrôle des points de nourriture. Les souris se battent beaucoup et ont des griffures et blessures sur le corps et la queue. Rapidement, la maladie s’installe et la population de souris entre dans une phase de déclin brutal.

    Le « beautiful one » de cette expérience reste en retrait et ne prend pas part au règlement de compte qui découle de la surpopulation & du contrôle des ressources disponibles. Ce sont donc les seules à s’en tirer en vie… Et je vous l’accorde : le survivaliste a plus de chances de survie si il représente une infime minorité de la population. Mais tout porte a croire que peu nombreux seront ceux qui ferons ce choix de vie au moment venu. Pour ma part, je pense que la grande majorité de la population s’accrochera au modèle établit, et à ce conte de fée ou les tapis volants ont 4 roues et 2 ailes et nous emmènent au bout du monde en quelques heures ou comme dans ce vieux conte pour adultes : « Que la lumière soit et la lumière fut » en appuyant sur un bouton…

    Dans un monde ou l’homme à grandi depuis la découverte du pétrole en accomplissant ses rêves, il est facile de penser qu’il s’accrochera à ce rêve, quitte à y laisser sa peau. Le survivaliste, lui, se prépare à un hypothétique changement radical du contexte.

    Je ne rentrerai pas dans les détails sur les effondrements économiques, politiques et militaires (c’est lié…) des civilisations passées (Mayas, Incas, Grecs, Égyptiens, Romains..) dus à la mauvaise gestion de leur ressources (en parallèle d’une population trop nombreuse) et vous invite donc a vous renseigner sur le sujet si ça vous intéresse.

    Cf également le rapport de la NASA en début d’année sur l’effondrement programmé de la civilisation industrielle. La seule inconnue restant : Comment les hommes surarmés aux 4 coins du globe vont-ils réagir ? Allons nous tous ensemble fermer des entreprises et s’appauvrir dans la paix ? ou allons nous tenter de faire en sorte que nos voisins arrêtent de consommer pour pouvoir continuer un peu plus longtemps à croître afin d’éviter le conflit social ?

    Je comprend bien que le survivalisme ne semble pas être à première vue une solution, d’autant plus quand on à une famille à nourrir. Mais je reste persuadé que quand les choses commenceront à s’envenimer, cela restera une planche de salut, un plan B. (avec l’abris anti-atomique) D’après Einstein : « Je ne sait pas de quoi sera faite la 3eme guerre mondiale, mais je sait de quoi sera faite la 4eme : De pierres et de bâtons. »

    Quoi qu’il en soit, je vous souhaite du courage pour votre tentative de sensibiliser à vélo nos conso-citoyens à une future baisse drastique de leur pouvoir d’achat, perte d’emploi, et arrêts brutaux de plus en plus longs (crise) des approvisionnements en carburants et donc en nourriture… (Et surtout leur expliquer que le responsable est aussi eux-même et nous tous, en tant que consommateurs qui aiment la croissance, rouler en voiture, avoir un frigo, manger des pizzas… Mais pas plus que le gouvernement, les banques et les grosses compagnies qui en ont fait un Business…)

    Dans tous les cas, un survivaliste ne fait que se préparer à un cas de figure hors du commun, que ce soit sur le plan physique, psychologique ou matériel. Il applique en fait la vieille maxime: « Mieux vaut prévenir que guérir ». Mais il doit également savoir s’adapter. La seule inconnue est le temps. L’histoire a prouvé que l’homme était capable d’endurer bien des souffrances si on lui fait garder un peu d’espoir… Tant mieux donc si cela prend du temps avant de dégénerer, le temps fait la différence quand tout est encore à portée de main

    La permaculture, quant à elle, est une connaissance vitale pour un survivaliste qui doit pouvoir mettre ces techniques de culture en pratique, mais qui devrait aussi être pratiqué par toute personne ayant du terrain dans un souci d’économie citoyenne. Quoi de meilleur et de plus économique que des fruits et légumes de son propre jardin ? (Note: Bien entendu cela nécessite du travail)

    Bonne soirée et merci de votre contribution à ce blog.

    PP

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