Crises sur crises

« La croissance infinie et illimitée est une utopie. La nature nous impose forcement ses limites »

Les scénarios de crises a répétition (et intervalles de plus en plus rapprochés) sont des sujets reprit par bon nombre d’économistes. On retiendra ici deux cas de figure :

I – La « contraction progressive » de l’économie mondiale avec la décroissance de la production pétrolière :

Pour faire simple : « Les riches s’enrichissent et les pauvres s’appauvrissent. »

On remarque que les profits de l’industrie pétrolière ne font qu’augmenter, mais que les raffineries ferment quand même… Si on lit entre les lignes on peut imaginer qu’il n’y a moins de pétrole a raffiner ce qui entraine une baisse de la production, l’arrêt des unités et par conséquent le licenciement des opérateurs.

Indirectement, ces sociétés augmentent leurs profits a court terme (moins de charges sociales), mais en payent forcement le prix a moyen terme : baisse de la consommation, augmentation des charges patronales…

On se rappelle aussi que : « On ne devient pas riche en travaillant, mais en faisant travailler les autres… » Dans ce contexte, les riches finiront globalement par s’appauvrir eux aussi…

II – La faillite progressive des pays consommateurs les uns après les autres :

Dans le cas d’une Pénurie de pétrole, à l’origine de ce blog, on est dans une situation ou la production décline alors que la demande augmente. Voici donc un scénario à envisager :

– Si un pays comme les États-Unis (qui consomme 25% de la production mondiale de pétrole) fait face quasiment seul (le plus touché) a une crise financière entrainant son effondrement économique, alors sa consommation de pétrole va diminuer fortement.

– Soulagée, la production mondiale de pétrole redevient suffisante pour répondre a la demande croissante des autres pays, faisant baisser les prix rapidement (et ce malgré un contexte de déclin global de la production mondiale).

– Progressivement, la consommation va augmenter jusqu’à atteindre une nouvelle fois un pic de production qui entrainera la faillite d’un autre pays… CQFD.

Il s’avère que c’est arrivé à la Grèce et à Chypre en 2008, « sauvés » in extremis par la zone euro qui s’est endettée elle même pour éviter le défaut de paiement qui aurait bien plus ébranlé l’économie de la zone euro. Aujourd’hui plusieurs pays européens sont au bord de la faillite et présentent des taux de chômage importants (Risque de crise sociale élevé). On remarquera néanmoins que les peuples concernés ont une grosse capacité d’acceptation (Taux de chômage >30%…).

L’Histoire nous a démontrée que dans un contexte de crise économique sévère, les États finissaient toujours par avoir recours a la même solution : La guerre… Elle met tout le monde d’accord en désignant un coupable « de substitution ».

« Mieux vaut mourir debout que vivre a genoux » Emiliano Zappata

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