Les sables bitumineux du Canada : Pour quelques barils de plus…

L’histoire d’un désastre écologique à grande vitesse. Malgré un faible EROI rendant l’exploitation de ces gisements peu rentables extremement polluante, c’est devenu pour les pétroliers un mal nécessaire pour compenser la baisse de la production des gisements « conventionnels » à travers le monde (déplétion) et maintenir tant bien que mal l’économie à flots.

Une ruée folle vers l’or noir s’accélérant un peu plus chaque jour, pour quelques barils de plus… (France 2)

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La transition énérgétique se fera t-elle au prix du charbon ?

Hier au pétrole, demain au charbon ?

Notre besoin croissant en énergie qui accompagne notre croissance économique, couplée à la raréfaction du pétrole, et à la perte de confiance dans l’énergie nucléaire (L’uranium étant également une ressource non-renouvelable), pousse de plus en plus de pays à renouer avec le charbon (Chine, USA, Allemagne, France etc…).

En effet, depuis plusieurs années, on assiste à la réouverture des mines et des centrales électriques du siècle passé. Avec l’aide du pétrole, l’extraction intensive de la houille devient d’autant plus simple et rentable économiquement, mais à quel prix pour nos poumons? Explications.

Excavatrice moderne à charbon (ciel ouvert)

Excavatrice moderne à charbon (ciel ouvert)

La question est ici de savoir si la société industrielle va régresser dans les années qui viennent au point de devoir repasser à l’énergie du XVIIIeme siècle mais avec la consommation du XXIeme… Une problématique qui fait suite au constat suivant : « Rien, absolument rien, ne peut aujourd’hui remplacer le pétrole ».

Rappelons d’abord quelques chiffres développés dans les différents chapitres de ce Blog.

A l’heure d’aujourd’hui :

  • 99,8 % du transport mondial fonctionne au pétrole. Il est actuellement irremplaçable dans ce domaine, gaz naturel à part (l’électrique n’étant pas une solution de remplacement à court terme et à grande échelle). Le transport consomme 60% de la production mondiale de pétrole ;
  • 70% de électricité mondiale est produite à partir d’énergies fossiles (Charbon/Gaz/pétrole). La production d’électricité consomme 10% de la production mondiale de pétrole ;
  • 99 % de l’industrie mondiale (tous secteurs confondus) consomme du pétrole de manière directe (matière première, électricité, chauffage…) ou indirecte (produits dérivés, plastiques, engrais, chimie, agroalimentaire, pesticides, matériaux etc..). L’industrie consomme 25% de la production mondiale de pétrole ;
  • Les 5% restants de la production mondiale de pétrole étant destinés à un usage domestique (chauffage) ;

De plus :

  • Le pétrole est associé à une main d’œuvre bon marché (Il est dit qu’un litre de pétrole correspond au travail de 150 hommes pendant 24h). Il a permis à la société industrielle d’accéder au confort et à la richesse, tout en n’ayant plus (et c’est discutable) à avoir recourt à l’esclavage pour cela.
  • Le charbon peut être liquéfié et transformé en pétrole mais au prix de rejets d’oxydes d’azote (NOx), de dioxyde de soufre (SO2) et de dioxyde de carbone (CO2) en abondance, ainsi que d’un bilan énergétique beaucoup plus faible.
  • La combustion directe du charbon rejette 2 à 3 fois plus d’équivalent CO2/kg que le pétrole (fonction de sa qualité) ;
  • Le charbon de qualité supérieure (« Bon » rendement énergétique, « Peu » de rejets) a déjà quasi-totalement été exploité au cours des siècles derniers. Il reste donc le charbon de qualité « moindre », beaucoup plus émetteur de CO2 et moins rentable énergétiquement…

Outre l’effet de serre et le réchauffement climatique engendré par ces rejets, c’est la qualité de l’air que l’on respire qui risque de rapidement se détériorer.

Involution de la teneur atmosphérique en CO2 (mesurée a Hawaï)

Évolution de la teneur atmosphérique en CO2 (mesurée a Hawaï)

Vous savez surement que la combustion d’une énergie fossile qui comprend X atomes de carbone (composé carboné qu’on notera pour simplifier CXH2X+2) peut s’écrire :

CXH2X+2   +   X O2  (Oxygène de l’air)  –>   X CO2 + (X+1) H2O   (+  X Energie)

Ou X et Energie dépendent du composé carboné (pétrole/gaz/charbon/bois…) et de sa qualité

BILAN : Notre appétence pour l’énergie nous pousse donc à transformer très rapidement l’oxygène de l’air (qui nous sert à respirer) en CO2 (toxique)… 

Le composé carboné est extrait de terre, brulé et rejeté dans l’atmosphère sous forme gazeuse (Rappel : Un solide ou un liquide devenant gazeux occupe un volume plus important à pression atmosphérique).

Conclusion : (logique) L’air que l’on respire se sature petit à petit en CO2, le rendant donc de moins en moins respirable. De plus, le CO2 est plus lourd que l’air : il descend donc et reste au sol (d’où les nuages de pollution en ville quand il n’y a pas de vent).

A court terme, ce phénomène est négligeable car le volume occupé par l’atmosphère est grand (dilution). Cependant, à moyen (hier) et long terme (demain), la quantité de CO2 émise (et qui augmente d’années en années avec la croissance mondiale) va poser des problèmes considérables pour notre santé générale et notre espérance de vie.

Remarque : Soyons un peu réalistes : L’électricité ne pourra pas faire avancer nos voitures (celles des Français, mais aussi des chinois et de tous les autres) à grande échelle et d’ici les 10 prochaines années. Et même si cela devenait technologiquement possible par un quelconque miracle, comment produire suffisamment d’électricité pour compenser sans voir pousser les centrales nucléaires un peu partout comme des champignons ?

A savoir : On a rejeté ces 30 dernières années autant de CO2 que les 70 années précédentes. A notre rythme actuel, couplé à la fin du pétrole, on rejettera la même quantité sur les 10 prochaines années… On note au passage que les objectifs du protocole de Kyoto n’ont été tenus par aucuns des signataires qui ont tous augmentés leurs émissions de manière significative, et ce, directement ou indirectement (On brule chez le voisin pour notre propre consommation…).

Centrale à charbon en allemagne

Centrale à charbon en Allemagne

Dans les années qui viennent, en utilisant le charbon de qualité moindre pour compenser la diminution de la production de pétrole, on va consommer l’oxygène de l’air de plus en plus vite tout en rejetant de plus en plus de CO2 dans l’atmosphère (à production d’énergie équivalente).

D’ici seulement 10 ans, l’air risque de devenir irrespirable, car nos poumons (et ceux de la plupart de mammifères constituant notre alimentation) n’auront pas le temps de s’adapter à de l’air plus pauvre en oxygène, sans parler des dérèglements climatiques associés…

"Smog" en pleine journée à Pékin (2013)

« Smog » en pleine journée à Pékin (2013)

Questions :

  • Jusqu’où sommes-nous prêts à aller pour conserver le confort offert par la civilisation industrielle ?
  • Notre façon de vivre est-elle appropriée à notre survie en tant qu’espèce humaine ?
  • Allons-nous persévérer sur cette voie jusqu’à notre extinction pure et simple, où allons-nous nous arrêter avant ? (et dans ce cas pourquoi ?)
  • L’homme sera-t-il donc capable de renouer spontanément avec ses origines, en étant moins matérialiste, en devenant plus proche de la nature et en adoptant un mode de vie plus simple? Personnellement, j’en doute fort.
  • Pouvons-nous et devons-nous considérer (vu de l’espace) que l’homme est un virus sur cette planète ?

(Un virus est une entité biologique nécessitant un hôte, dont il utilise les constituants pour se répliquer, conduisant fatalement à la mort de l’hôte, et par conséquence, de lui-même).

Demain c’est aujourd’hui.

Références :

http://www.wat.tv/video/transition-energetique-allemande-6gpex_2i0u7_.html

http://www.terraeco.net/Et-la-Chine-transforma-le-charbon,484.html

http://www.rfi.fr/emission/20120503-le-charbon-etats-unis-inonde-europe-prix-s-effondrent/

http://energie.sia-partners.com/20070223/le-charbon-rapide-etat-des-lieux-sur-la-deuxieme-source-denergie-mondiale/

http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2014/03/18/selon-une-etude-la-nasa-prevoit-la-fin-de-la-civilisation/

Plan du chapitre : Quelles solutions ?

Bien que des mesures politiquement correctes soient prises (pour essayer de « contenter » tout le monde), il semble très peu probable que nos gouvernements et chefs d’États aillent contre l’intérêt collectif en augmentant les taxes sur l’énergie et les transport et en bridant fortement la consommation.

Ceci est d’autant plus vrai que le système financier ne pourrait le supporter. Il est par conséquent logique que nos gouvernements (qui finalement nous donnent ce que l’on demande), foncent inexorablement vers le mur.

Remettre la faute sur le système politique restera bien sur le moyen d’exprimer sa colère au moment opportun. Cependant, en dehors du fait de créer une grande instabilité politique et sociale, en vouloir au gouvernement ne fabriquera pas du pétrole.

Dans ce contexte, il est propre à chacun de raisonner de façon individualiste et de se préparer à la crise mondiale sans précédents qui est en train de nous rattraper.

I – Introduction à la résilience :

Anticiper c’est bien, s’adapter c’est mieux. La résilience est la capacité d’une personne ou d’un groupe a s’adapter a des événements changeants, imprévus et exceptionnels. Accédez à l’article en cliquant ici.

II – Indépendance alimentaire :

Être indépendant sur le plan alimentaire fait bien sur appel aux méthodes de culture. Découvrez la permaculture en cliquant ici.

III – Indépendance énergétique :

L’énergie est nécessaire à la survie de l’homme mais sert aussi a augmenter son confort. Découvrez comment réduire votre dépendance énergétique tout en conservant un minimum de confort en cliquant ici.

IV – Indépendance sanitaire :

Rester en bonne santé est le fondement même de la survie. Découvrez les règles d’hygiène de base a respecter pour garder la santé en cliquant ici.

V – Indépendance sécuritaire :

Être en mesure de protéger sa vie et celle de ses proches peut s’avérer utile. Plus d’infos en cliquant ici.

VI – SURVIVALISME :

« Savoir c’est pouvoir ». Le survivalisme est un mouvement qui tend a permettre a chaque individu d’accéder a un minimum de connaissances nécessaire a sa survie quotidienne en autonomie. En savoir plus sur le survivalisme en cliquant ici.

Ce chapitre est non exhaustif et reste ouvert aux propositions et aux solutions qui peuvent s’avérer utiles dans notre cas de figure. Merci de votre compréhension.

Crises sur crises

« La croissance infinie et illimitée est une utopie. La nature nous impose forcement ses limites »

Les scénarios de crises a répétition (et intervalles de plus en plus rapprochés) sont des sujets reprit par bon nombre d’économistes. On retiendra ici deux cas de figure :

I – La « contraction progressive » de l’économie mondiale avec la décroissance de la production pétrolière :

Pour faire simple : « Les riches s’enrichissent et les pauvres s’appauvrissent. »

On remarque que les profits de l’industrie pétrolière ne font qu’augmenter, mais que les raffineries ferment quand même… Si on lit entre les lignes on peut imaginer qu’il n’y a moins de pétrole a raffiner ce qui entraine une baisse de la production, l’arrêt des unités et par conséquent le licenciement des opérateurs.

Indirectement, ces sociétés augmentent leurs profits a court terme (moins de charges sociales), mais en payent forcement le prix a moyen terme : baisse de la consommation, augmentation des charges patronales…

On se rappelle aussi que : « On ne devient pas riche en travaillant, mais en faisant travailler les autres… » Dans ce contexte, les riches finiront globalement par s’appauvrir eux aussi…

II – La faillite progressive des pays consommateurs les uns après les autres :

Dans le cas d’une Pénurie de pétrole, à l’origine de ce blog, on est dans une situation ou la production décline alors que la demande augmente. Voici donc un scénario à envisager :

– Si un pays comme les États-Unis (qui consomme 25% de la production mondiale de pétrole) fait face quasiment seul (le plus touché) a une crise financière entrainant son effondrement économique, alors sa consommation de pétrole va diminuer fortement.

– Soulagée, la production mondiale de pétrole redevient suffisante pour répondre a la demande croissante des autres pays, faisant baisser les prix rapidement (et ce malgré un contexte de déclin global de la production mondiale).

– Progressivement, la consommation va augmenter jusqu’à atteindre une nouvelle fois un pic de production qui entrainera la faillite d’un autre pays… CQFD.

Il s’avère que c’est arrivé à la Grèce et à Chypre en 2008, « sauvés » in extremis par la zone euro qui s’est endettée elle même pour éviter le défaut de paiement qui aurait bien plus ébranlé l’économie de la zone euro. Aujourd’hui plusieurs pays européens sont au bord de la faillite et présentent des taux de chômage importants (Risque de crise sociale élevé). On remarquera néanmoins que les peuples concernés ont une grosse capacité d’acceptation (Taux de chômage >30%…).

L’Histoire nous a démontrée que dans un contexte de crise économique sévère, les États finissaient toujours par avoir recours a la même solution : La guerre… Elle met tout le monde d’accord en désignant un coupable « de substitution ».

« Mieux vaut mourir debout que vivre a genoux » Emiliano Zappata

Résilience énergétique

On va voir ici quelques idées permettant une plus grande indépendance sur le plan énergétique. Panneaux solaires ou éoliennes s’avèrent donc être ici un bon investissement. Pour ce qui est du pétrole, mieux vaux penser a s’en passer.

Voici quelques conseils pour diminuer sa dépendance énergétique :

  • Se chauffer au bois (poil à bois) – Porter des pulls en hiver ;
  • S’éclairer au minimum et avec la technologie LED de préférence ;
  • Penser « feu » plutôt que « four électrique » ;
  • Se déplacer en marchant, a vélo ou a cheval ;
  • Se lever avec le jour et se coucher avec la nuit ;
  • Posséder un alambic pour distiller de l’alcool (désinfectant et conservateur) issu de la fermentation alcoolique ;
  • Fumer, saler , pasteuriser les aliments pour les conserver ;
  • Laver son linge a la main ;
  • Apprendre a fabriquer du savon avec de la cendre et de la graisse ;
  • etc…

Les commentaires et idées permettant de compléter cette liste sont les bienvenus.

Liens utiles :

Fabriquer un panneaux solaire thermique pour moins de 5 euros

Les Grandes Guerres

 » Je ne sais pas comment la Troisième Guerre Mondiale sera menée, mais je sais comment le sera la quatrième: avec des pierres et des bâtons. »

Cette citation d’Albert Einstein, pleine de bon sens, parle d’elle même.

En faisant le lien entre la Pénurie de pétrole mondiale et les guerres de ressources, développés précédemment sur ce blog, il est envisageable de penser que lorsque les gros pays consommateurs de pétrole vont commencer a ressentir la Pénurie, ils risquent de s’intéresser a ce que possèdent leurs voisins pour éviter la banqueroute…

I – La Chine :

Voir : Économie de la République populaire de Chine

« Quand la Chine s’éveillera, le monde tremblera. » Napoléon (1816). Aujourd’hui, la Chine du XXIeme siècle s’éveille à une vitesse folle.

A savoir que la Chine est actuellement le 5eme pays producteur de pétrole au monde. Depuis 2007, sa production ne suffit plus à alimenter sa propre consommation. Aujourd’hui, elle en importe autant qu’elle en produit (Voir liste des pays consommateurs de pétrole). Et sa consommation explose…

Dans ce contexte, les Chinois sont devenus extrêmement agressifs sur le marché de l’énergie et tentent de faire main basse sur les ressources pétrolières, se tournant vers les pays émergements en leur proposant des tarifs très compétitifs à nos dépends. Ce sont autant de sources d’approvisionnements en moins pour l’occident…

En Chine, on cite cette phrase :  » Il ne peut y avoir deux tigres sur la même colline », plutôt explicite non ?…

II – La Russie :

Voir : Économie de la Russie (Wikipédia)

La Russie est quant à elle un exportateur net de pétrole et de gaz naturel. (voir liste des pays exportateurs de pétrole). Concrètement, cela signifie que la Russie est toujours indépendante énergétiquement. L’Europe, premier partenaire commercial de la Russie sur le marché des énergies (gaz et pétrole) est, à l’heure actuelle, extrêmement dépendante de cette dernière. (Bien que la Russie risque de passer elle aussi son pic de production pétrolière prochainement.)

Cette dépendance énergétique de l’Europe la place dans une situation délicate. Si la Russie décidait de suspendre ses exportations (au profit de la Chine par exemple), l’Europe serait rapidement paralysée.

La balance commerciale de la Russie étant très excédentaire (Principalement à destination de l’Europe), son économie pourrait être ralentie dans ce cas de figure et elle devrait alors rapidement resserrer son partenariat avec l’Asie. Cependant, si ce scénario se vérifiait, il est probable qu’il ai pour résultat un conflit important entre l’OTAN et  la Russie (physique ou économique). Si Moscou devait passer en économie de guerre, ou resserrer ses liens économique avec l’Asie, il est fort vraisemblable qu’elle n’en soit pas si déstabilisée, contrairement à l’Occident, fortement endetté, qui serait alors a cours d’énergie et donc rapidement paralysé.

III – Association potentielle Russie/Chine :

Les relations entre la Chine et la Russie se resserrent de plus en plus ces dernières années. Constat qui se vérifie jour après jour et notamment par leur intérêts communs sur les conflits géopolitiques récents (Véto a l’ONU contre l’intervention occidentale dans des pays ou ils ont des intérêts énergétiques communs : Syrie, Ukraine et bon nombre de pays africains).

Sur le plan militaire, depuis une dizaine d’années, on assiste a une course à l’armement dans ces deux pays. (Voir liste des pays par armée) Cette liste est a prendre avec des pincettes car elle ne représente que l’armée professionnelle de ces pays et peut être extremement plus importantes en cas d’effort de guerre au vue de leur population totale (Chine + Russie : 1,5 milliards / USA + UE : 800 millions)

Défilé militaire en Chine

Défilé militaire en Chine

On rappelle également que la Chine est liée historiquement par un pacte de défense mutuelle avec la Corée du Nord (5eme plus grosse armée par effectif).

IV – Stratégie monétaire : La Chine et l’or :

Un des scénarios envisageable est le passage au Yuan (monnaie chinoise) en remplacement du dollars comme première monnaie d’échange (monnaie de réserve). A l’instar de la livre sterling qui était la monnaie de réserve du monde avant la première guerre mondiale, détrônée alors par le dollars.

Yuan chinois

Yuan chinois

Ce mécanisme est possible en raison de deux observations : La possession d’une importante réserve de change (en $) par la Chine (22 fois plus que les USA aujourd’hui, qui correspond a une grande partie de la dette américaine), et l’accumulation massive d’or de leur part depuis le premier choc pétrolier. (voir réserves d’or mondiales).

Logiquement, le pays qui possède le plus gros stock d’or, à la monnaie la plus forte. (Voir crise financière et création monétaire sur ce blog). Cependant, l’état des réserves d’or par pays indiqués par Wikipédia est à considérer avec prudence. En effet, la Chine n’actualise plus ses stocks d’or au FMI depuis 2009. Depuis cette date, sa production intérieure a explosée (premier producteur d’or) et la Chine reste également le premier importateur d’or au monde. De plus, entre 2011 et 2013, on estime que la Chine a acheté 2 500 tonnes d’or (l’équivalent du stock de la France). Certains économistes envisagent qu’avant 2017, le stock d’or Chinois aura supplanté celui des USA.

Voir articles : La Chine cherche a imposer sa monnaie (Challenges) ou cet extrait d’un article du Monde :

« RACHATS EN CATIMINI

« On se souvient qu’en 2008, la banque centrale avait annoncé qu’elle avait accumulé 454 tonnes d’or dans un fonds spécial logé à Hongkong, explique Frédéric Lasserre, fondateur et associé de Belaco Capital. Or elle n’a plus rien déclaré depuis 2009 au Fonds monétaire international. Nous pensons qu’ils sont en train de faire la même chose qu’il y a cinq ans : nous allons apprendre brutalement que la Banque de Chine a emmagasiné des quantités considérables de métal précieux. Et pas seulement pour diversifier ses réserves de change. »

Les stratèges monétaires chinois ont longuement analysé la prééminence de la livre sterling au XIXe siècle et du dollar au XXe. « Ils ont compris que la valeur d’une monnaie n’était pas seulement assise sur l’importance de l’économie sous-jacente, mais aussi sur un stock d’or, poursuit M. Lasserre. Ils divulgueront la hausse de leur stock d’or en même temps qu’ils annonceront la libération de leur marché des changes. Je suis persuadé que les réserves d’or chinoises dépasseront le stock de la Fed (8 133 tonnes d’or) avant 2020. » »

La stratégie actuelle de la Chine de ne pas afficher leur stock d’or, leur permet de dévaluer leur monnaie et de rester compétitifs face au reste du monde (exportations). En fait, la Chine échange le plus possible sa force de travail contre de l’or, de l’énergie, de l’armement et de plus en plus contre les dettes de l’UE et des USA pendant très longtemps.

Cependant, dans le cas d’une pénurie d’énérgie aux USA, et d’une dévaluation forcée du dollars (crise), les chinois pourraient révéler un stock d’or plus important que celui des États-Unis, limitant ainsi l’impact d’un effondrement du dollars sur son économie. Les USA n’auraient alors plus qu’a changer leur or en Yuan et rembourser leurs dettes contractées en $ sans valeur (qui aura donc perdu énormément de sa valeur) évitant ainsi la faillite de l’État, mais pas celle de la population…

Dans ce cas de figure, le pouvoir d’achat chinois sur les marchés extérieurs (USA et Europe) deviendra considérable (importations). Ceci est également valable pour l’achat de matières premières (comprenant le pétrole, dont le cours est actuellement indexé sur le dollar).

IV – Concrètement :

La Chine pour sa balance commerciale et la Russie ayant une balance énergétique très excédentaire, n’accumulent pas de dette (sauf par l’intermédiaire de l’achat d’actifs américains et européens (leur dettes), principalement sous forme de bon du trésors, obligations et de réserves de change). Par ce biais, la Chine prête de l’argent aux occidentaux pour que ceux-ci continuent a consommer leurs produits.

Dans l’hypothèse d’une crise énergétique importante en occident, Pékin pourrait imposer le Yuan comme monnaie de réserve de référence pour limiter les pertes et les conséquences sur leur économie (repli).

L’objectif est bien sur de pouvoir continuer à s’approvisionner en énergie.

Shanghai

Shanghai

V – Conclusion :

Sous couvert du marché de l’énergie, c’est une guerre économique qui se joue dans le monde depuis une trentaine d’années, et il semblerait que la stratégie chinoise consistant globalement à brider ses importations fini par porter ses fruits. Cette stratégie de guerre économique n’est néanmoins pas sans une certaine part de risques pour la Chine…

N’est ce pas ceci le concept de guerre totale développée par les économistes chinois? (guerre énergétique, économique et militaire)

Effondrement économique

Lorsque la production d’une ressource plafonne et ne permet plus d’endiguer une Pénurie, les prix augmentent entrainant une inflation. Les conséquences directes sont une baisse de la consommation et une hausse du chômage, c’est la crise économique.

Rationnement en 1939

Si la Pénurie ne disparait pas (la baisse de la consommation du pays est compensée par l’augmentation de la consommation dans d’autres), la crise économique persiste et on assiste alors a un phénomène de déflation (baisse des prix généralisée). Dans ces conditions, les agents économiques ont individuellement intérêt à :

  • attendre le plus possible avant d’acheter : la consommation chute encore plus.
  • garder leurs biens sous forme de monnaie plutôt que d’actifs productifs : l’investissement chute encore plus.

On a vu qu’une crise économique combinée a un système financier reposant sur des actifs (CRÉDITS), qui ne peuvent globalement plus être honorés dans un contexte de récession (crise économique), conduisait à la crise financière. (voir crise financière sur ce blog).

Si cette crise financière touche les CRÉDITS accordés au particuliers, alors ce sont ces derniers qui font faillite.

Si elle touche les CRÉDITS accordés a l’État (en cas de  défaut de paiement de la dette souveraine), alors c’est la faillite de l’État. Dans ce cas de figure, les créanciers (Banques) ne peuvent plus être honorés et font donc faillite a leur tour. Les clients des Banques en faillite font forcement faillite eux aussi. C’est l’effondrement économique par effet domino (On retire les fondations d’un château de carte et celui-ci s’écroule entièrement). Ce scénario est d’autant plus valable que le poids de la dette souveraine est important.

Concrètement, il s’agit d’un arrêt brutal de la machine économique pour le pays concerné et une baisse drastique de la valeur de sa monnaie. Cela a une répercussion sur l’économie de tous les pays ayant des intérêts commerciaux avec celui-ci.

Pénurie de pétrole aux USA, 1973

Pénurie de pétrole aux USA, 1973

Dans le cas d’une Pénurie de pétrole, à l’origine de ce blog, on est dans une situation ou la production décline alors que la demande augmente. Voici donc un scénario à envisager :

  • Si un pays comme les USA (qui consomme 25% de la production mondiale de pétrole) fait face quasiment seul (le plus touché) a cet effondrement économique, alors sa consommation de pétrole va diminuer fortement.
  • Soulagée, la production mondiale de pétrole redevient suffisante pour répondre a la demande croissante des autres pays, faisant baisser les prix rapidement (et ce malgré un contexte de déclin global de la production mondiale).
  • Progressivement, la consommation va augmenter jusqu’à atteindre une nouvelle fois un pic de production qui entrainera la faillite d’un autre pays… CQFD.

Le cas de la Grèce en 2008 n’est pas forcement un bon exemple car la Grèce a été « sauvée » financièrement par la zone Euro (qui a fait des CRÉDITS…). Il permet néanmoins de se faire une idée des conséquences que peut avoir un effondrement économique sur un pays. On résumera qu’il apporte conflits sociaux et instabilité politique.